Robert Denoël, éditeur

1934

Janvier

 

Le 27 : Parution à Moscou de la traduction russe par Elsa Triolet de Voyage au bout de la nuit. Dans Toute l'Edition, Denoël et Steele déclarent vendre 700 exemplaires du roman par semaine.

Le 31 : Notre Temps, qui commente une enquête entreprise par Toute l’Edition, « Lequel de vos livres vendez-vous le plus ? Petite enquête chez les éditeurs », révèle que chez Denoël et Steele, la réponse est « aussi claironnante qu’attendue : Le Voyage au bout de la nuit, de Louis-Ferdinand Céline, continue à se vendre, paraît-il, à la cadence de 700 par semaine. En pleine affaire Stavisky et pour une maison jeune, il faut avouer que c’est un succès !... »

 

Février

 

Le 1er, lettre de Denoël à Jean Proal à propos de son roman A hauteur d'homme : « Votre livre a reçu, d’une manière générale, un accueil favorable, mais comme nous le craignions, il ne s’est pas imposé. Cela ne signifie pas du tout que nous vous oubliions ou que vous soyez écarté de nos préoccupations. Nous avons pensé à vous pour le ' Prix des Vickings ' et pour une bourse ' Blumenthal '. Nous nous proposons de nous occuper activement de ces deux affaires, sans que nous puissions vous donner un espoir bien net de réussite. La compétition est ici comme ailleurs fort vive ».

 

Mars

 

Parution de Hourra l’Oural. Fils illégitime d'une liaison entre Marguerite Toucas et un homme politique, Louis Andrieux, Louis Aragon est né le 3 octobre 1897 à Paris. Il a publié son premier livre en 1920, fait un bout de chemin avec les surréalistes avant d'être excommunié en 1927. Dès 1921 il est entré à la NRF où il a publié cinq ouvrages.

Gaston Gallimard lui intentera, en juillet 1936, un procès pour avoir rompu son contrat en publiant ce recueil chez Denoël et Steele. Il semble que c’est en raison de son admiration pour Voyage au bout de la nuit qu’Aragon a choisi l' éditeur de Céline.

  

                                          Louis Aragon par Man Ray, 1930

 

Le 1er : René Schœller, directeur général des Messageries Hachette, embauche Henri Filipacchi, dont l’activité de libraire ambulant en camion « Bibliobus » irrite le trust vert. Il est aussi l'ami et l'obligé de Gaston Gallimard qui l'a présenté à Schœller. Dès 1936, il est nommé directeur du service Librairie aux Messageries : c’est avec lui que traiteront éditeurs, grossistes et libraires.

      Henri Filipacchi [1900-1961]

Le 7 : Lettre de Denoël à Jean Proal qui aimerait voir son roman adapté à l’écran : «Vous pourriez utilement vous mettre en rapport avec Benjamin Fondane - 6, rue Rollin, Paris - à qui nous écrivons aujourd’hui même à ce sujet. Benjamin Fondane est scénariste à la Paramount et, peut-être, pourra-t-il vous donner d’utiles indications.

A titre d’indication, nous vous signalons que nous avons dix fois essayé de mettre des romans au cinéma et que nous n’y avons jamais réussi. Les titres des films à succès pourront d’ailleurs vous renseigner sur le genre des bouquins que l’on adapte à l’écran. Mais, enfin, il ne faut rien négliger.»

Lorsque Robert Denoël parle de « mettre des romans au cinéma », il ne s'agit pas d'investir dans le cinéma. L'éditeur n'ignore pas les déboires de Gaston Gallimard qui a financé, deux mois plus tôt, « Madame Bovary », un film de Jean Renoir dans lequel il a imposé Valentine Tessier, et qui s'est soldé par un échec cuisant.

Le 12 : Parution d'un pamphlet de Gaston Chérau [1872-1937] : Concorde ! Le 6 février 1934, l'un des premiers essais sur l'actualité politique publiés par Denoël et Steele, muni d'une bande-annonce assez provocante : « Révolution ?... Non. Réveil ?... Oui ».

 

« Quand survint la crise de février 1934, Chérau voulut, à chaud, dresser le bilan des journées tragiques pendant lesquelles il avait arpenté Paris. En quelques jours il rassembla documents et interviews, prit contact avec les jeunes éditeurs Denoël et Steele et se fit introuvable afin de travailler à l'abri de toute pression. [...] Gaston Chérau s'enferma pendant dix jours, y travaillant, y dormant, ravitaillé en nourriture et en journaux. [...] Le livre valut à son auteur quelques rancunes tenaces de milieux politiques. » [Dictionnaire commenté de livres politiquement incorrects].

Le 31 : Auguste Picq envoie à Céline un relevé de comptes détaillé des ventes de Voyage et de L’Eglise, et lui propose : « Nous pourrions à votre gré reporter au mois de juillet prochain, selon nos accords primitifs, ou vous régler par quarts en traites acceptées ». Les droits seront payés par quatre traites, encaissables d’avril à juillet.

 

Avril

 

Parution de Ma Belle Marseille, dont l’auteur a dédicacé l’exemplaire de son éditeur : « Pour les Deux Noël Cécile et Robert, leur ami Carlo Rim ».

 

Robert Poulet renoue avec le succès grâce à son nouveau roman Les Ténèbres que, dans un premier temps, Denoël avait mal accueilli [cf. sa lettre du 20 février 1933]. Brasillach, Carco, Mac Orlan, lui consacrent des articles très favorables. Bernanos va jusqu'à écrire dans Le Jour : « J'ai reconnu le génie, sa voix d'airain ». En Belgique la critique est plus réservée. Franz Hellens parle d'une élucubration extravagante.

   

Le nouveau livre d'Antonin Artaud paraît lui aussi dans une certaine confusion : les critiques cherchent dans Héliogabale des références historiques alors que c'est un ouvrage poétique très personnel, quoique l'auteur ait écrit à Denoël : « vous verrez qu'Héliogabale dépassera un cercle restreint et atteindra le gros public. » L'auteur s'est largement identifié à cet empereur romain, qui se prénommait aussi Antonin. La presse littéraire ne suit pas, et le livre figurera parmi les ouvrages soldés par l'éditeur en juin 1947.

Le 11, lettre de Denoël à Jean Proal : « J’ai vu hier M. Benjamin Fondane à qui j’avais parlé de vos deux volumes : Tempête de printemps et A hauteur d’homme pour une adaptation cinématographique. Il a lu vos deux livres et il trouve, en effet, qu’il y a la matière à un bon film, surtout dans le premier. Voulez-vous donc écrire à M. Benjamin Fondane pour lui dire que vous l’autorisez à faire le découpage du volume et à le présenter, le cas échéant, à une firme ? »

 

Juin

 

Le 24 : Robert Denoël refuse le manuscrit d'un ouvrage consacré aux fous littéraires. Raymond Queneau modifiera complètement son projet et en fera un roman qui sera publié en 1938 chez Gallimard : Les Enfants du limon.

 

C'est, en réalité, le deuxième manuscrit de Queneau refusé par Denoël. En mai 1933 il lui avait déjà soumis celui du Chiendent, accepté ensuite et publié par Gallimard. Mais l'écrivain ne se découragera pas pour autant : en 1937 il lui envoie encore Chêne et chien, que Denoël publiera en juillet.

 

Juillet

 

Le 4 : les Denoël prennent des vacances à Vouvant-Cézais, en Vendée, jusqu’au 5 août. Durant ses loisirs Robert rédige, à sa demande, un article sur son amie Irène Champigny, qui habite alors Vichy.

Ce petit texte signé « Bertrand Prioux », qui constitue le plus bel hommage qu'on ait rendu à cette femme hors du commun, pourrait avoir été publié dans un journal vendéen, à moins que Champigny l'ai fait paraître elle-même dans Le Progrès de l'Allier. En marge de l'article elle a noté qu'il fut lu « au poste de la Tour Eiffel », mais j'ignore quand.

Le 12 : Céline annonce à Denoël qu’il a négocié à Los Angeles les droits d’adaptation cinématographiques du Voyage avec Lester Yard, de l’Agence « Variety » : « De tous les agents, il m’a semblé le plus apte, le plus coquin. »

Le 16 : Céline a rencontré l’éditeur de Chicago qui a publié la traduction américaine de Voyage : « Je suis assez douteux en ce qui concerne la véracités des comptes Little Brown. Ce n’est pas une manie mais certains indices... », écrit-il à Denoël. D’autre part il a résolu d’éditer Mort à crédit mais à d’autres conditions que pour ses deux livres précédents : « 12 % dès le début, toutes traductions et adaptations pour mézigue. Sinon des clous. »

Le 23 : Céline annonce Mort à crédit pour « dans 8 mois environ, un an. Mais j’attends la lettre que vous savez de vous : 12 % de 1 à 20.000, 15 % de 20 à 40.000, 18 % au-dessus de 40.000. Toutes traductions, adaptations à moi seul. Sinon pas plus de Mort à crédit que de beurre au cul. »

Parution, aux Editions La Bourdonnais, de Prélude charnel, un roman galant signé Robert Sermaise. Ce livre galant, bien écrit, sera réimprimé en 1936 et 1937 par l’éditeur, puis quatre fois au moins après la guerre, chez différents éditeurs. L’édition de 1948 publiée par les Editions EDT fera, en 1950, l’objet d’une condamnation par le tribunal correctionnel de la Seine.

 

Quant aux Editions La Bourdonnais, Picq explique que Denoël y a édité des ouvrages à compte d’auteur « afin de pouvoir conserver la raison sociale et les attributions de papier ». Cette maison n’ayant plus rien publié après 1939, la question du papier ne paraît pas s’y être posée durant l’Occupation. Mais on retiendra que Denoël y publiait, aux frais des auteurs, des ouvrages qu'il ne pouvait faire figurer à son catalogue.

Relevons encore la notice consacrée à l'ouvrage par Jean-Jacques Pauvert dans son Anthologie des lectures érotiques : « Son livre fit le bonheur et la fortune de Robert Denoël, bien que le livre n'ait pas été publié officiellement par l'éditeur de Céline. Denoël en fit des tirages plus ou moins clandestins qui atteignirent semble-t-il des chiffres fabuleux. Sous l'Occupation, un grossiste de Lyon m'affirma en avoir vendu à lui seul plus de cent mille exemplaires de 1934 à 1942. »

 

Août

 

A Eugène Dabit qui lui réclame ses droits d’auteur pour L’Hôtel du Nord, Denoël propose de s’en acquitter « en six ou dix mensualités de 1 000 francs, à dater du 31 octobre ». Il lui demande aussi de patienter pour les droits de traduction norvégiens et polonais.

Visite rue Amélie de Jeanne et Marguerite Denoël, les sœurs aînées de Robert. Pierre Denoël y travaille régulièrement à des traductions.

 

      Jeanne, Pierre, Marguerite et Robert Denoël, rue Amélie

 

Septembre

 

Le 3 : Denoël adresse à Céline le compte détaillé de ses deux ouvrages, qu’il propose de régler au moyen de «trois traites à fin octobre, fin novembre et fin décembre prochains. »

 

Octobre

 

Denoël et Steele rachètent le fonds des Editions des Cahiers Libres, une maison d’édition créée en 1924 par René Laporte, dont Denoël publiera en 1936 un roman qui obtiendra le prix Interallié : Les Chasses de novembre.

      René Laporte [1905-1954]

Les ouvrages ont été achetés « chez l’imprimeur Bellenand auquel l’éditeur devait de l’argent, et vendus dans leur état originel », écrit Auguste Picq. L'adjonction à son catalogue d'une cinquantaine de titres nouveaux, dont un certain nombre dus à des auteurs surréalistes, va amener à Denoël une clientèle nouvelle, et plusieurs auteurs, comme Tristan Tzara, qui publiera ensuite chez lui.

Certains volumes feront l'objet d'une recouvrure, ou recevront un « papillon » destiné à masquer l'adresse de l'éditeur originel. Plusieurs titres seront envoyés aux critiques littéraires pour une « relance » commerciale, tel celui de Paul Morand paru en 1933 et dont Victor Moremans rend compte en novembre 1934 dans la Gazette de Liége :

 

Parution d’un nouveau roman de Pierre Albert-Birot, Rémy Floche, employé, qui sera une « panne » éditoriale. Le 1er septembre 1938 Denoël écrira à l’auteur : « J’ai fait examiner la situation de Rémy Floche : elle est tout bonnement désastreuse. Je savais que le succès n’avait pas été fort vif, mais je ne croyais pas que nous avions des résultats aussi faibles. » Le livre figurera parmi les ouvrages soldés par l’éditeur en juin 1947.

Le 22, lettre de Denoël à Marcel Sauvage : « Tout est actuellement si difficile et si compliqué que nous nous montrons peu aventureux dans le choix de nos publications actuelles. Les jeunes maisons d’édition disparaissent à une cadence accélérée (Cahiers Libres - Portiques - Catalogne - Emile-Paul, etc.) Nous avons l’intention de subsister, aussi nous voyons-nous contraints provisoirement de ne publier que des livres dont nous sommes assurés qu’il feront au moins leurs frais ».

Le 25, parution du premier numéro du Document, consacré à l’U.R.S.S. puissance d’Asie, par Maurice Percheron.

L’éditeur annonce cette nouvelle revue en ces termes : « Le Document procède d'une formule originale. Un seul écrivain pour un seul sujet. Mais un sujet vraiment passionnant. Mais un écrivain vraiment éclairé ».

Dans une interview accordée en 1980, René Barjavel, qui fut engagé en novembre 1935 en tant que secrétaire de rédaction du Document, déclare : « C'était une sorte de Paris-Match mais mensuel et, chaque fois, un seul sujet y était traité : le Pape, le Front commun, etc. Une bonne formule pour le public, mais qui a été catastrophique pour Denoël. Je me suis alors occupé de la fabrication des livres. J'ai achevé d'apprendre mon métier d'imprimeur, la technique de l'offset, de l'héliogravure, puis, peu à peu, je suis devenu chef de fabrication. Je connaissais tous les papiers, tous les formats, tous les caractères ».

Dans une note autobiographique non datée, Barjavel écrit à propos du Document : « Cette revue déficitaire a vite été abandonnée par Denoël qui m'a tout de même gardé près de lui comme chef de fabrication, car je connaissais tout de la fabrication sur le bout des doigts. Et j'y suis resté dix ans ».

Si les trois premiers numéros comportent 98 pages illustrées et sont vendus 10 francs, les suivants n'en ont plus que 32 et le prix de vente tombe à 3 francs. On peut penser que Denoël éprouva, à partir de mai 1935, des difficultés de trésorerie dues à la commandite des Cenci.

En lançant cette revue, Denoël tente, comme d'autres maisons d'édition l'ont fait avant lui, de promouvoir les livres qu'il publie au moyen d'un média à gros tirage : ainsi Gallimard avec Marianne en 1932, Plon avec 1933, Fayard avec Candide en 1924, etc.

 

Novembre

Parution du premier roman de Louis Aragon : Les Cloches de Bâle, que les éditeurs annoncent ainsi : « Le premier exemple dans le roman français de ce réalisme socialiste que l’on a défini au premier congrès des écrivains soviétiques ».

    

Robert et Cécile Denoël visitent le Vatican où ils sont reçus par le Pape en vue d’un numéro spécial du Document qui paraîtra en janvier. Impressions de l'éditeur : « J’ai vu le Pape, un petit vieux trapu, puissant et mal rasé. Il louche, semble bilieux et un peu sale dans sa soutane blanche. »

Le 25 : Roger Martin du Gard écrit à Joseph Voisin [1882-1969], un écrivain angoumois qui cherche à faire publier Jean Veyre, roman proposé sans succès à Fasquelle : « Il y a une jeune maison, que je ne connais pas directement, mais qui me paraît, en ce moment, prendre de l’essor et ‘risquer’ plus volontiers que les autres.

C’est Denoël et Steele. Renseignez-vous. Si Fasquelle vous déçoit, je pourrais peut-être écrire à Denoël pour leur recommander la lecture de votre manuscrit (Mais vous vous faites des illusions sur le crédit que je puis avoir !) [...] Donc, si vous faites une tentative chez Denoël, prévenez-moi. Je vous propose même de m’envoyer, à moi, votre manuscrit, et je me chargerais de l’envoyer à Denoël avec un mot. »

Le 30, Martin du Gard écrit à Joseph Voisin : « J’écris donc à Denoël, chaleureusement. Et je lui envoie le manuscrit. Mais, puisque vous avez bien voulu me confier ce soin, j’ai pris la liberté de supprimer la page des œuvres ‘du même auteur’. Je dis à Denoël que vous n’êtes pas ‘un jeune’. Sans plus.

Je crois inutile, voire imprudent, de leur en dire plus pour l’instant. Ils aiment ‘découvrir’ un auteur. Ils ne vous liront même pas, si vous vous présentez avec tous vos bagages... Et ce qui est, à vos yeux comme aux miens, un titre d’intérêt, ne serait, aux leurs, je le crains, qu’une raison de refus, sans examen... Patientons, maintenant, un peu. Je leur dis que je suis pressé d’avoir une réponse. Je les relancerai au besoin. »

 

Décembre

 

Parution de La Révolution est à droite, un pamphlet assez opaque qui prône un « fascisme occidental » et dont personne ne comprend les motivations. Denoël aura beau présenter l'ouvrage de Robert Poulet comme « le pamphlet politique que tout le monde avait alors dans la tête ou dans la plume », le succès ne suivra pas. L'auteur en conviendra, cinquante ans plus tard : « La tentative (loufoque, au fond) de jeter les fondements d'un fascisme occidental était mort-née ».

  

Ce livre insolite sera même jugé indésirable par les autorités allemandes : il figure sur la « Liste des ouvrages retirés de la circulation et interdits en Belgique » publiée à Bruxelles en 1941.

Le 7 : Le prix Femina est décerné à Robert Francis pour La Maison de verre et Le Bateau-refuge publiés chez Gallimard, le prix Interallié à Marc Bernard pour Anny publié, lui aussi, chez Gallimard.

Le 10 : Le prix Goncourt est attribué dès le premier tour à Roger Vercel pour Capitaine Conan. Le livre a eu une bonne presse et il a bénéficié d'une campagne efficace de Roland Dorgelès au sein de l'Académie Goncourt. On parle de solidarité entre anciens combattants mais aussi de service commandé pour l'académicien qui est un des piliers de la maison Albin Michel.

Le prix Renaudot est décerné à Louis Francis pour Blanc (Gallimard). Gaston Gallimard s'adjuge donc trois prix importants cette année-là.

Le 12, lettre de Martin du Gard à Joseph Voisin : « Tenez-vous bien... La réponse de Denoël est consternante. Vous n’êtes pas de ceux auxquels on se croit tenu de dorer les pilules : je vous communique celle-ci, sans précautions oratoires. La seule consolation est qu’il ne nous a pas fait attendre son verdict ».

Je n’ai pu retrouver la réponse « consternante » de Denoël. Jean Veyre et son ménage sera publié en 1936 chez Albin Michel.