Robert DenoŽl, éditeur

2006

 

Juin

 

« Evelyne Pollet et l'autofiction », mémoire de licence dû à Caroline Moorkens [Faculté de Philosophie et Lettres, section de Philologie romane, sous la direction du professeur Christian Berg], à l'Université d'Anvers.

 

L'auteur y analyse particulièrement Escaliers, le roman qu'Evelyne Pollet rédigea entre 1941 et 1942 et qu'elle soumit, sans succès, à Robert Denoël le 9 juin 1943 [cf. 1943, sous le titre provisoire « Rencontres »]. Ce roman, qui est sans doute le meilleur d'Evelyne Pollet, parut en 1956 à Bruxelles aux Editions de la Renaissance du Livre.

L'autofiction est une « projection de soi dans un univers fictionnel où l'on aurait pu se trouver, mais où l'on n'a pas vécu réellement. » C'est aussi « tout roman autobiographique, en considérant qu'il y a toujours une part de fiction dans la confession ».

 

Troisième numéro spécial du Bulletin célinien consacré à Robert Denoël. Il contient une interview de Henri Thyssens par Marc Laudelout, un article de Henry-Jacques sur la librairie des Trois Magots paru dans Jazz en janvier 1930, et un texte de Pierre-Marie Dioudonnat consacré à Jeanne Loviton.

 

Parution du livre du journaliste liégeois Jean Jour : Robert Denoël, un destin aux Editions Dualpha. Comme la biographie de Pascale Froment annoncée depuis plusieurs années, c'est un travail de commande.

   

Jour - Thyssens : une amitié de trente ans

 

Natif de l'île d'Outre-Meuse, Jean Jour s'est attaché aux origines liégeoises de Robert Denoël et, surtout, de Cécile Brusson et de sa famille, grâce aux archives de Lambert Grailet, neveu de Cécile.

 

Juillet

 

Le 7 : Décès à la Maison de repos Saint-Joseph, quai de Coronmeuse à Liège, de Jeanne Denoël, née à Uccle le 29 avril 1907.

 

Sœur cadette de Robert, Jeanne ne s'était jamais mariée et avait été directrice de « La Bonne Famille », rue du Jardin Botanique à Liège. Cette institution à laquelle elle consacra une partie de son existence héberge les enfants dont les parents sont déchus de l'autorité parentale.

Jeanne était, avec Marie-José, née en 1916, la dernière sœur vivante de Robert Denoël.

 

Novembre

 

Le 6 : Premier compte rendu dans la presse belge du livre de Jean Jour, dont un exemplaire m'était parvenu en juin. Il s'avère que l'éditeur procède par tirages successifs de 200 exemplaires. L'approvisionnement s'étant révélé déficient, les libraires ont décliné l'offre de le distribuer. L'ouvrage est disponible uniquement sur l'Internet.

Une fois encore, le journaliste met l'accent sur le côté sensationnel de l'ouvrage : « on suit la vie de ce Liégeois comme on suivrait un polar... », alors que l'enquête n'est pas menée. L'auteur du livre oublie de mentionner la biographie romancée due à Louise Staman parue l'année précédente, dont il s'est servi et qui reste, quoi qu'on en pense, la première biographie de Robert Denoël.

Le 23 : mise en vente chez Christie's Paris d'un exemplaire sur alfa hors commerce de Voyage au bout de la nuit dédicacé au moment de sa parution à Georges Pitoëff et à sa femme. Relié en maroquin décoré de B. Hennequin et estimé 20 000 à 30 000 euros, le volume en a réalisé 21 600, frais inclus.