Le 27 : Décès de Georges Bidault à Cambo-les-Bains, des suites d'une congestion cérébrale, et inhumation au cimetière de La Celle-les-Bordes. Sa veuve, Suzanne Borel, l'y rejoindra douze ans plus tard.

Le 23 : Décès de l'éditeur liégeois Pierre Aelberts. Né à Anvers le 19 avril 1899, fils de typographe, il avait appris son métier dès l'âge de dix-sept ans en compagnie de l'imprimeur parisien Léon Pichon.

En 1925, il créée les Editions A la Lampe d'Aladdin, qui cessent leurs activités en 1937 et lance peu après les Editions Dynamo dont les ultimes publications datent de 1973. Multipliant les enseignes il crée encore les Editions Pierre Aelberts [1962-1983] et les Editions Nationales [1971-1982].
Esprit libre et ne tolérant aucune censure, il expose délibérément dans sa librairie, en 1943, des ouvrages figurant sur la liste Otto, ce qui lui vaut d'être déporté en Allemagne au titre de travailleur obligatoire. Il est libéré le 3 mai 1945 et rentre à Liège où sa maison a été pillée en son absence.
Il se remet au travail et publie les premiers titres de sa célèbre collection pour bibliophiles : « Brimborions », dont le tirage est, invariablement, de 51 exemplaires numérotés : 222 titres verront le jour entre 1943 et 1973.
J'ai rencontré cet homme hors du commun en 1970. Je lui dois tous les rudiments de la bibliophilie et de la bibliographie. Il fut le premier à me parler de Robert Denoël, qu'il avait bien connu au début des années trente.